Le centre de Yaoundé
Le Centre International de Référence « Chantal Biya » (CIRCB) a été créé sur initiative de la Fondation Mondiale Recherche et Prévention Sida (FMRPS) présidée par le Prof. Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine 2008, avec la coopération de l’Association Synergies Africaines réunissant les Premières Dames d’Afrique et présidée par Mme Chantal Biya, Première Dame du Cameroun et Ambassadrice de Bonne volonté de l’UNESCO.
Dès 2002, l’UNESCO, en coopération avec la Fondation Mondiale Recherche et Prévention Sida, a mis en œuvre un projet financé par des fonds extrabudgétaires italiens pour développer la recherche sur le Sida et former le personnel africain nécessaire au fonctionnement du Centre. Le projet "Families First Africa" concernait l’éducation à la prévention, la formation et la promotion de la recherche au niveau préclinique, avec une attention particulière sur la protection des nouveau-nés.
Le projet de l’UNESCO s’est terminé en 2006 lorsque le CIRCB a été créé par Arrêté du Ministère de la santé publique en date du 17 février 2006. Inauguré le 23 février 2006, le CIRCB a bénéficié d’un plan architectural et technique financé par l’UNESCO et abrite dans son immeuble les activités de prévention, de recherche et de formation qui interagissent entre elles. Le Centre est également doté d’un Centre de documentation sur le Sida largement fréquenté par les enseignants et les élèves des écoles secondaires.
L’UNESCO poursuit sa coopération avec le CIRCB à travers son Bureau à Yaoundé. L’Italie a également continué sa coopération au titre bilatéral en dotant le Centre d’équipements et d’expertise ; en outre l’Italie a passé un accord avec le Gouvernement du Cameroun pour affecter une partie de l’annulation de la dette au fonctionnement du Centre.
Ainsi, le CIRCB est le résultat d’une coopération entre l’aide multilatérale et l’aide bilatérale et réunit dans son Conseil scientifique les meilleures compétences africaines ainsi qu’une expertise internationale de grand niveau dont deux Prix Nobel. Le CIRCB est un centre de recherche international à vocation régionale pour les pays de l’Afrique centrale et se place comme centre de référence pour le continent africain.
Le CIRCB s’est fixé pour mission de participer à l’élan global de la communauté internationale pour accélérer les connaissances et la qualité des soins et services destinés aux personnes infectées par le VIH/Sida, de promouvoir les méthodes et techniques de prévention en Afrique et de favoriser le transfert des connaissances dans ce domaine.
Le CIRCB est une plateforme ouverte aux chercheurs nationaux et internationaux dans l’optique d’une recherche globale en ce qui concerne la recherche clinique vaccinale contre le VIH/SIDA et les pathologies associées.
Le CIRCB sur internet
Paul Biya reçoit Luc Montagnier ( Cameroon-Tribune du 09/03/2012)
La deuxième personnalité reçue hier, en fin de matinée, par le président Paul Biya est le scientifique français, Luc Montagnier, co-lauréat du Prix Nobel de physiologie avec Françoise Barré-Sinoussi, pour leur découverte en 1983 du Vih, le virus responsable du sida.
Bien connu des Camerounais à travers le Centre international de référence Chantal Biya (Circb), dont il est le président du Conseil scientifique. Son audience a donné lieu, selon sa déclaration face à la presse, à un tour d’horizon de la recherche sur le sida et sur la manière dont le Cameroun peut s’inscrire dans le développement de cette recherche. Notamment en ce qui concerne la prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant.
Le Pr Montagnier indique, à cet égard, qu’il a été proposé lors de la 9e session du comité de gestion du Circb qui vient de se tenir à Yaoundé que cette institution soit érigée en un institut coiffé par un directeur et un conseil d’administration. Et qu’il a accepté d’en être directeur par intérim.
Luc Montagnier annonce des perspectives heureuses pour la lutte contre le sida. Avec l’identification en cours du réservoir du virus qui limitait jusqu’alors l’action de la trithérapie à l’inhibition du virus, sans pouvoir l’éliminer totalement dans l’organisme de la personne infectée. Parce que ce réservoir demeurait inaccessible. Avec son identification, s’ouvre, selon le chercheur, la voie au développement d’une nouvelle génération de médicaments, dont des produits naturels, susceptibles d’éliminer le virus.
MONDA BAKOA © Copyright Cameroon-Tribune